Une initiation Reiki est un processus de transmission énergétique réalisé en présence par un encadrant compétent. Elle permet de relier la personne à la source du Reiki, d’activer les centres énergétiques nécessaires à la pratique et d’initialiser ce que nous appelons le canal Reiki.

Cette transmission ne se résume pas à l’exécution d’un rituel. Elle demande une préparation précise, une maîtrise réelle des protocoles, des capacités énergétiques suffisantes et un cadre dont l’équilibre a été vérifié.

Recevoir une initiation ouvre une capacité. La pratique, l’expérimentation et le travail personnel permettent ensuite de la comprendre, de l’approfondir et de l’intégrer.

L’initiation ouvre une porte. Elle ne remplace ni l’enseignement, ni la pratique, ni le cheminement intérieur de la personne.

Qu’est-ce qu’une initiation Reiki ?

Dans de nombreuses formes occidentales du Reiki, le mot « initiation » désigne le processus transmis par un encadrant à un élève afin de lui donner accès à la pratique.

Certaines écoles emploient également les termes :

  • harmonisation ;
  • accordage ;
  • transmission ;
  • ou ouverture énergétique.

Ces mots ne recouvrent pas toujours exactement les mêmes protocoles. Leur sens varie selon les lignées, les écoles et la manière dont l’enseignement a évolué au fil du temps.

Dans le cadre que je transmets, l’initiation est un processus précis qui permet :

  • de relier la personne à la source du Reiki ;
  • d’activer le canal Reiki ;
  • d’initialiser plusieurs centres énergétiques ;
  • d’ajuster le taux vibratoire de l’élève ;
  • de rendre possible la canalisation de l’énergie Reiki.

Une initiation correctement réalisée peut suffire à activer cette capacité.

Dans le cursus que je transmets, quatre initiations sont néanmoins réparties au cours du premier niveau. Elles ne correspondent pas à quatre fragments indispensables d’une ouverture qui resterait incomplète jusqu’à la dernière.

Leur répétition permet d’approfondir la transmission, de soutenir les activations et d’offrir à l’élève plusieurs temps pour se poser, recevoir et intégrer ce qui lui est transmis.

霊授 — Reiju — transmission spirituelle

霊授 — Reiju désigne une forme de transmission spirituelle associée aux pratiques japonaises du Reiki.

Dans certains textes, le mot est également écrit 霊受 — Reiju. La première graphie insiste sur l’idée de transmettre, de conférer ou d’accorder. La seconde met davantage l’accent sur le fait de recevoir.

Ces deux dimensions se rejoignent dans l’initiation : une transmission est réalisée par l’encadrant et reçue par l’élève.

Tous les protocoles appelés Reiju ne sont toutefois pas identiques.

Certains correspondent à de véritables initiations. D’autres sont présentés comme des bénédictions ou des transmissions plus ouvertes, pouvant être reçues dans un autre cadre.

Le 霊授 — Reiju dont il est question dans cette ressource désigne un protocole d’initiation complet. Il ne doit pas être confondu avec les formes publiques de « Reiju ouvert » proposées comme bénédictions.

Recevoir plusieurs Reiju ou plusieurs initiations ne signifie pas que la capacité de pratiquer aurait été perdue. Chaque nouvelle transmission peut soutenir l’évolution de l’élève, approfondir sa relation au Reiki et accompagner une nouvelle étape de son cheminement.

Qui peut transmettre une initiation Reiki ?

Une initiation Reiki ne peut pas être improvisée.

Elle doit être réalisée par une personne ayant suivi l’ensemble du cycle de formation nécessaire pour transmettre le niveau concerné.

Avoir reçu un certificat ou avoir terminé rapidement plusieurs stages ne suffit pas à garantir une compétence réelle.

La transmission exige :

  • une connaissance approfondie du Reiki ;
  • une pratique personnelle régulière ;
  • une maîtrise précise des protocoles ;
  • les capacités énergétiques nécessaires ;
  • la capacité à préparer et à maintenir un cadre stable ;
  • la capacité à observer et à vérifier les activations réalisées ;
  • le discernement nécessaire pour accompagner chaque élève ;
  • le respect du consentement, du libre arbitre et du cadre éthique.

Maîtriser un protocole ne consiste pas seulement à reproduire une succession de gestes.

L’encadrant doit comprendre ce qu’il active, savoir suivre le déroulement du processus et être capable d’intervenir lorsqu’un ajustement est nécessaire.

Une initiation demande une compétence réelle : connaissances, pratique, capacités énergétiques, maîtrise des protocoles et responsabilité envers l’élève.

Une initiation réalisée dans un cadre maîtrisé

Une initiation Reiki se déroule toujours en présence. Elle ne se transmet pas à distance.

La présence directe permet à l’encadrant :

  • d’effectuer les protocoles avec précision ;
  • d’observer l’élève ;
  • de suivre les différentes étapes ;
  • de vérifier les activations ;
  • d’ajuster le processus lorsque cela est nécessaire.

Le lieu dans lequel se déroule l’initiation doit également être préparé.

L’encadrant veille notamment :

  • à l’équilibre énergétique du lieu ;
  • à la qualité de l’espace ;
  • à l’état énergétique des participants ;
  • à l’absence de perturbations susceptibles d’interférer avec la transmission ;
  • à la stabilité du groupe ;
  • au respect des conditions nécessaires au protocole.

Cet équilibre est assuré et vérifié avant les initiations, puis maintenu pendant leur déroulement.

Une initiation Reiki exige la présence de l’élève et de l’encadrant, un protocole maîtrisé ainsi qu’un lieu dont l’équilibre énergétique a été préparé et vérifié.

Comment se déroule une initiation Reiki ?

L’élève est généralement installé assis, dans une posture stable et confortable, les yeux fermés.

L’encadrant réalise ensuite le protocole correspondant au niveau transmis.

Celui-ci peut comprendre, selon la lignée :

  • des gestes précis ;
  • des placements des mains ;
  • des souffles ;
  • l’utilisation de symboles ;
  • des actions énergétiques spécifiques ;
  • des vérifications à différentes étapes.

Ces gestes ne sont pas uniquement symboliques.

Lorsqu’ils sont correctement réalisés, ils permettent de relier l’élève à la source du Reiki, d’activer plusieurs centres énergétiques et d’initialiser le canal nécessaire à la pratique.

L’encadrant suit le processus étape par étape. Il ne se contente pas d’exécuter mécaniquement un rituel : il observe, contrôle et vérifie ce qui est réalisé.

Certaines étapes peuvent impliquer un contact léger au niveau des mains, de la tête ou des épaules.

Le déroulement doit être expliqué à l’élève, qui reste libre d’exprimer ses limites.

Que peut-on ressentir pendant une initiation ?

Les perceptions varient beaucoup d’une personne à l’autre.

Certaines personnes ressentent :

  • de la chaleur ;
  • du froid ;
  • des picotements ;
  • une sensation d’ouverture ;
  • des mouvements énergétiques ;
  • une modification de la respiration ;
  • une détente profonde ;
  • une émotion ;
  • des images ou des couleurs ;
  • une impression de calme ou d’expansion.

D’autres ressentent peu de choses, voire rien de particulier.

L’intensité des sensations ne permet pas d’évaluer la qualité de l’initiation.

Une expérience spectaculaire n’est pas forcément plus profonde qu’une transmission vécue dans le silence.

La vérification du processus relève de la compétence énergétique de l’encadrant, et non du caractère impressionnant de l’expérience vécue par l’élève.

Pourquoi quatre initiations au premier niveau ?

Dans le cursus que je transmets, l’élève reçoit quatre initiations au cours du premier niveau.

Une seule initiation correctement réalisée peut déjà permettre de relier la personne à la source du Reiki et d’activer sa capacité de canalisation.

Les initiations suivantes permettent :

  • de recevoir plusieurs fois la transmission ;
  • d’en approfondir les effets ;
  • de renforcer et d’affiner certaines activations ;
  • de laisser à l’élève davantage de temps pour se poser ;
  • d’accompagner progressivement son intégration.

Le nombre de quatre possède également une dimension symbolique et pédagogique.

Le premier enseignement japonais, appelé 初伝 — Shoden — enseignement initial, était réparti en quatre grades :

  • 六等 — Rokutō — sixième grade ;
  • 五等 — Gotō — cinquième grade ;
  • 四等 — Yontō — quatrième grade ;
  • 三等 — Santō — troisième grade.

Ces grades ne semblent pas avoir constitué quatre formations indépendantes possédant chacune un programme totalement différent. Ils correspondaient plutôt à une progression au sein du Shoden, reconnue par l’enseignant selon la pratique, l’intégration des enseignements, la qualité du ressenti, l’évolution personnelle et l’autonomie de l’élève.

Le lien historique direct entre chaque grade du Shoden et chaque initiation occidentale ne peut toutefois pas être affirmé comme une certitude.

Une initiation peut suffire à ouvrir la capacité de canalisation. Les quatre transmissions permettent surtout d’approfondir, de soutenir et d’intégrer progressivement ce qui a été reçu.

Comment comprendre le "canal Reiki" ?

Le canal Reiki n’est pas une structure physique.

Il s’agit d’un canal énergétique subtil utilisé comme représentation concrète pour comprendre le fonctionnement de la canalisation.

Il est distinct :

  • des méridiens de la tradition chinoise ;
  • des circuits énergétiques des traditions indiennes ;
  • du système des chakras ;
  • des structures anatomiques reconnues par la médecine.

Dans l’enseignement que je transmets, le canal Reiki débute au sommet de la tête.

Il traverse la zone du cœur, se prolonge dans les bras et s’ouvre au niveau :

  • des paumes ;
  • des doigts ;
  • de toute la surface des mains.

Cette représentation permet de mieux comprendre l’expérience de la canalisation. Elle ne décrit pas un organe physique.

Un canal qui fonctionne dans un seul sens

Dans ce fonctionnement, l’énergie entre par le sommet de la tête, traverse le canal et se manifeste principalement à travers les mains.

L’énergie entre par le sommet de la tête et ressort par les mains.

Le canal fonctionne donc dans un seul sens.

Le praticien ne reçoit pas, par ce canal, l’énergie de la personne accompagnée.

Il ne prend pas son énergie et ne lui transmet pas non plus sa propre énergie.

Le praticien ne transmet pas sa propre énergie

Le canal Reiki est présenté comme étanche de l’extérieur vers l’intérieur.

L’énergie personnelle du praticien ne pénètre donc pas dans le canal pour être envoyée à une autre personne.

Le praticien sert d’intermédiaire. Il canalise une énergie qu’il ne produit pas lui-même.

La pratique ne repose donc pas sur la quantité d’énergie personnelle dont il dispose au moment de la séance.

Il peut canaliser même lorsqu’il se sent fatigué ou moins en forme.

Cela ne signifie pas que son état intérieur n’a aucune importance.

Une personne fatiguée, agitée ou préoccupée doit rester attentive à :

  • la qualité de sa présence ;
  • sa capacité d’écoute ;
  • son discernement ;
  • ses limites ;
  • la qualité du cadre qu’elle propose.

Ne pas transmettre sa propre énergie ne dispense jamais le praticien de prendre soin de son équilibre, de son discernement et de la qualité de sa présence.

Le praticien reçoit-il aussi du Reiki ?

Dans la représentation énergétique que je transmets, le canal est imperméable de l’extérieur vers l’intérieur, mais il possède un certain degré de perméabilité de l’intérieur vers l’extérieur.

Lors du passage de l’énergie, une partie du Reiki reste ainsi disponible pour le praticien lui-même.

Il peut alors ressentir :

  • de la chaleur ;
  • une détente ;
  • un apaisement ;
  • une plus grande stabilité ;
  • une sensation d’être lui-même nourri par la pratique.

Cela ne signifie pas que la pratique auprès des autres doit remplacer l’auto-pratique.

Pratiquer de nombreuses séances ne dispense pas de revenir régulièrement à soi.

Nous ne « donnons » pas réellement du Reiki

Dans le langage courant, nous parlons souvent de « donner du Reiki ». Cette expression est pratique, mais elle ne décrit pas précisément le fonctionnement de la séance.

Le praticien ne pousse pas volontairement une quantité d’énergie dans le corps d’une autre personne. Il met le Reiki à disposition à travers ses mains.

Il serait donc plus juste de parler de :

  • canaliser le Reiki ;
  • mettre le Reiki à disposition ;
  • pratiquer une séance de Reiki ;
  • accompagner une personne par le Reiki.

L’expression « donner du Reiki » reste largement comprise, mais elle ne signifie jamais que le praticien donne son énergie personnelle.

La réception de l’énergie

Dans l’enseignement que je transmets, la personne reçoit ce qu’elle est en mesure d’intégrer.

Le praticien ne décide pas de la quantité d’énergie qui doit passer ni du résultat qui devrait être obtenu.

Son rôle n’est pas de forcer, de pousser ou de diriger arbitrairement.

Il rend l’énergie disponible et laisse le processus se dérouler.

Cette posture demande :

  • de la présence ;
  • de la neutralité ;
  • de la simplicité ;
  • du respect ;
  • l’absence de volonté de contrôle.

Le praticien met l’énergie à disposition. Il ne décide ni de la manière dont elle sera reçue, ni de ce que la personne doit en faire.

Consentement et libre arbitre

Une séance de Reiki doit être proposée, expliquée et acceptée.

Elle ne doit jamais être imposée, même avec l’intention d’aider.

Le consentement concerne :

  • l’acceptation de la séance ;
  • la manière dont elle va se dérouler ;
  • la présence ou non d’un contact ;
  • les zones du corps qui peuvent être approchées ;
  • la possibilité d’interrompre la séance ;
  • le respect des limites exprimées.

Pratiquer sans l’accord d’une personne place le praticien dans une posture de pouvoir et de projection.

Aucune technique, aucune connaissance et aucune bonne intention ne permettent de décider à la place d’une personne de ce qu’elle devrait recevoir.

Une initiation peut-elle être transmise à distance ?

Dans l’enseignement que je transmets, la réponse est claire : une initiation Reiki se réalise toujours en présence.

Elle demande l’application directe de protocoles précis, l’activation de plusieurs centres énergétiques, l’observation de l’élève et la vérification du processus par l’encadrant.

Elle exige également un lieu préparé, dont l’équilibre énergétique est assuré, ainsi qu’un contrôle de l’état des participants.

Une transmission à distance ne permet pas de réunir ces conditions de la même manière.

Je ne considère donc pas une « initiation Reiki à distance » comme équivalente à une initiation réalisée directement, dans un cadre maîtrisé, par un encadrant présent et compétent.

Le Reiki peut être pratiqué à distance après avoir reçu les enseignements et les initiations correspondantes.

Cela ne signifie pas que tous les protocoles du Reiki, notamment ceux de l’initiation, puissent eux-mêmes être transmis à distance.

L’initiation suffit-elle pour pratiquer ?

L’initiation donne accès à la canalisation du Reiki.

Elle ne transmet pas automatiquement :

  • l’expérience ;
  • la maturité ;
  • le discernement ;
  • la qualité de présence ;
  • la connaissance du cadre éthique ;
  • la capacité à accompagner toutes les situations.

Une personne initiée peut commencer à pratiquer, mais elle reste en apprentissage.

La formation doit donc comprendre :

  • des enseignements théoriques ;
  • des temps d’auto-pratique ;
  • des exercices entre élèves ;
  • l’apprentissage des positions des mains ;
  • la compréhension du consentement ;
  • les limites de la pratique ;
  • des échanges avec l’encadrant ;
  • un suivi après la formation.

L’initiation fait partie de l’enseignement. Elle ne remplace pas l’enseignement.

La place de l’auto-pratique

Après l’initiation, l’auto-pratique permet de découvrir concrètement le Reiki.

Elle aide l’élève à :

  • reconnaître ses sensations ;
  • rester présent sans chercher à contrôler ;
  • observer la circulation énergétique ;
  • développer la confiance dans la pratique ;
  • accueillir les périodes où les ressentis sont plus discrets ;
  • intégrer progressivement le Reiki dans sa vie quotidienne.

La régularité possède davantage d’importance que la recherche d’expériences spectaculaires.

Certaines personnes ressentent beaucoup dès les premières pratiques. D’autres développent leurs perceptions plus lentement.

L’initiation n’est pas un concours de sensibilité énergétique.

Faut-il pratiquer pendant vingt et un jours ?

De nombreuses écoles proposent une période de vingt et un jours d’auto-pratique après une initiation.

Cette durée offre un cadre simple pour installer une régularité et observer ce qui évolue après la formation.

Elle ne doit pas devenir une règle rigide ou culpabilisante.

Manquer une journée ne ferme pas le canal Reiki et n’annule pas l’initiation.

L’essentiel est de construire une pratique réelle et suffisamment régulière pour que le Reiki ne reste pas seulement un souvenir de formation.

L’initiation peut-elle disparaître ?

Dans l’enseignement que je transmets, l’activation du canal Reiki reste acquise tout au long de la vie. Une personne qui arrête de pratiquer pendant plusieurs mois ou plusieurs années ne perd pas son initiation, elle peut reprendre sa pratique.

Après une longue interruption, les sensations peuvent être différentes ou moins perceptibles au début, cela ne signifie pas que le canal s’est refermé.

Quelques temps d’auto-pratique permettent généralement de retrouver ses repères.

Recevoir à nouveau une initiation peut néanmoins soutenir cette reprise, approfondir la connexion et accompagner une nouvelle étape du cheminement.

La place de la lignée

Une lignée représente la succession des personnes par lesquelles l’enseignement a été transmis.

Elle permet de situer le chemin par lequel les pratiques et les protocoles sont parvenus jusqu’à l’encadrant.

Dans le Reiki, une lignée peut relier l’élève à :

  • Mikao Usui ;
  • ses élèves ;
  • les enseignants des générations suivantes ;
  • l’encadrant qui transmet aujourd’hui.

La lignée apporte une traçabilité.

Elle ne garantit pas, à elle seule :

  • la qualité de l’enseignement ;
  • la maturité de l’encadrant ;
  • la maîtrise énergétique ;
  • la fidélité absolue à une méthode ancienne ;
  • la qualité du cadre éthique.

Chaque transmission passe par des personnes, des cultures et des époques différentes.

Elle peut être enrichie, adaptée, simplifiée, transformée ou parfois appauvrie.

Il est donc important d’examiner à la fois :

  • la lignée annoncée ;
  • le contenu réel de la formation ;
  • l’expérience de l’encadrant ;
  • sa pratique personnelle ;
  • sa capacité à expliquer ce qu’il transmet ;
  • son cadre éthique ;
  • la place laissée au discernement de l’élève.

Existe-t-il un Reiki parfaitement traditionnel ?

De nombreuses écoles se présentent comme les héritières d’un Reiki « traditionnel », « originel » ou « authentique ».

Ces expressions doivent être utilisées avec prudence.

Le Reiki a connu de nombreuses évolutions au cours de son histoire, au Japon comme en Occident.

Les lignées actuelles proposent parfois :

  • des protocoles différents ;
  • un nombre d’initiations différent ;
  • des cursus différents ;
  • des symboles ou des usages différents ;
  • des interprétations énergétiques différentes.

Il est aujourd’hui difficile d’affirmer qu’une école reproduit à l’identique tout ce que Mikao Usui enseignait à chaque période de sa vie.

C’est aussi pour cette raison que je me suis formé dans plusieurs styles de Reiki, auprès de plusieurs encadrants.

Cette démarche m’a permis de comparer, d’expérimenter et de construire une compréhension fondée sur la pratique plutôt que sur les affirmations d’une seule école.

L’enseignement dont je me suis senti le plus proche est celui de mon enseignant japonais, Hyakuten Inamoto.

先生 — Sensei — celui qui était là avant

Dans le Reiki occidental, la personne autorisée à initier et à enseigner est souvent appelée « Maître Reiki ».

Cette appellation peut être mal comprise. Le terme japonais 先生 — Sensei désigne une personne qui a commencé avant, acquis une expérience et développé les compétences nécessaires pour guider ceux qui viennent après elle.

Il est formé de deux caractères :

  • 先 — Sen : avant, précédent, antérieur ;
  • 生 — Sei : naître, vie.

Le terme peut ainsi être compris comme « celui qui est né avant » ou « celui qui était là avant ».

Il ne signifie pas nécessairement que la personne a atteint une perfection spirituelle.

En Occident, le mot « maître » peut entretenir une confusion entre :

  • la capacité à transmettre un cursus ;
  • l’expérience acquise ;
  • une autorité hiérarchique ;
  • un degré supposé de réalisation spirituelle.

Avec le regard de la bioénergie que je pratique, j’associe la véritable maîtrise à un degré d’accomplissement intérieur bien plus élevé qu’un simple certificat obtenu après quelques stages.

C’est pourquoi je préfère utiliser les termes encadrant / enseignant.

Il décrit plus justement la fonction : transmettre, accompagner, poser un cadre et aider l’élève à avancer.

Comment choisir son encadrant ?

Avant de vous inscrire à une formation, vous pouvez vous renseigner sur :

  • son parcours ;
  • ses années de pratique ;
  • les lignées dans lesquelles il a été formé ;
  • le contenu détaillé du cursus ;
  • le nombre et la forme des initiations ;
  • la place de l’auto-pratique ;
  • le cadre éthique ;
  • les possibilités de suivi ;
  • sa manière de répondre aux questions.

Méfiez-vous des discours affirmant :

  • qu’une seule école détiendrait le véritable Reiki ;
  • qu’une initiation à distance équivaudrait à une transmission directe ;
  • que l’initiation rendrait immédiatement supérieur ou exceptionnel ;
  • qu’un encadrant ne pourrait jamais être questionné ;
  • qu’une initiation pourrait remplacer un suivi médical ;
  • que toute difficulté viendrait d’un manque de foi de l’élève.

Un encadrant sérieux sait expliquer ce qu’il transmet, reconnaître ce qu’il ignore et distinguer son expérience personnelle d’une vérité universelle.

Ce que l’initiation Reiki ne garantit pas

L’initiation ne garantit pas :

  • la disparition de toutes les difficultés ;
  • une guérison physique ou psychologique ;
  • le développement immédiat de perceptions particulières ;
  • une transformation automatique de la personnalité ;
  • une réalisation spirituelle définitive ;
  • l’absence d’erreurs dans la pratique.

Elle ne remplace pas :

  • un diagnostic médical ;
  • un traitement ;
  • un suivi psychologique ou psychiatrique ;
  • les conseils d’un professionnel de santé ;
  • les décisions concrètes nécessaires dans une situation difficile.

Le Reiki peut prendre place dans une démarche personnelle ou complémentaire. Il ne doit pas être présenté comme une solution universelle.

Une initiation ouvre un chemin

L’initiation est parfois vécue comme l’événement principal de la formation.

Elle est importante, mais elle ne constitue pas une finalité.

Après la transmission commence le véritable travail :

  • pratiquer ;
  • observer ;
  • ressentir ;
  • expérimenter ;
  • poser des questions ;
  • développer sa présence ;
  • intégrer les cinq idéaux ;
  • respecter le consentement ;
  • faire évoluer sa manière d’être.

Une personne ne devient pas un praticien expérimenté au moment où elle reçoit son initiation.

Elle devient une personne initiée à une pratique qu’elle pourra approfondir tout au long de sa vie.

L’initiation ouvre la porte. La pratique permet de la franchir. L’expérience apprend ensuite à avancer sur le chemin.

L’initiation Reiki en résumé

Une transmission réalisée en présence
L’initiation est transmise directement par un encadrant compétent, dans un lieu préparé et énergétiquement vérifié.

Une connexion à la source du Reiki
Les protocoles relient la personne à la source du Reiki et initialisent les centres énergétiques nécessaires à sa canalisation.

Une initiation peut suffire
Une transmission correctement réalisée peut déjà activer la capacité de canalisation.

Quatre initiations au premier niveau
Leur répétition approfondit la transmission, soutient les activations et accompagne l’intégration progressive de l’élève.

Une cohérence avec le Shoden
Le nombre de quatre peut être rapproché symboliquement des quatre grades qui composaient l’enseignement initial japonais.

Une compétence réelle de l’encadrant
La transmission exige un cursus complet, des capacités énergétiques suffisantes et une maîtrise précise des protocoles.

Une capacité durable
L’activation reste acquise tout au long de la vie, même après une interruption de pratique.

Des initiations qui peuvent être renouvelées
Recevoir à nouveau une initiation peut approfondir la connexion et soutenir une nouvelle étape du cheminement.

Une énergie mise à disposition
Le praticien ne transmet pas sa propre énergie. Il canalise le Reiki et le rend disponible.

Le respect du libre arbitre
Une initiation ou une séance ne doit jamais être imposée.

Un commencement
Recevoir une initiation ne signifie pas avoir tout accompli. Elle marque le début d’un chemin de pratique, d’expérimentation et d’intégration.

Une initiation Reiki ne devrait jamais être utilisée pour impressionner, dominer ou entretenir une dépendance.

Elle est avant tout une transmission : un passage reçu d’un encadrant compétent, puis une pratique que chacun apprend à faire vivre librement, consciemment et avec responsabilité.